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Chronique fourre-tout

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Ça devient comme un vieux refrain que je vous sers à l’infini, mais c’est la réalité. Je ne vous ai pas gâtés ces derniers mois. En raison du manque de temps pour écrire, surtout. J’aimerais bien vous dire que je vais y remédier.

Pour me simplifier la vie, j’ai décidé de modifier légèrement les critères qui m’amènent à choisir les vins dont je vous parle. Dorénavant, je vous parlerai de TOUS les vins qui me plaisent, sans exception. Qu’ils soient disponibles en importation privée, qu’ils se trouvent à la LCBO, chez le vigneron seulement. Bref, le fait qu’un vin soit d’un arrivage récent sur les tablettes de notre monopole ou qu’un agent vienne de distribuer des échantillons à toute la confrérie de la presse et de la blogosphère vin ne guideront pas mes choix de publication. Ce qui ne veut pas dire que je fermerai les yeux sur ces deux derniers éléments.

Mais le principal critère sera, je l’ai bu, il m’a plu, j’en parle.

Après tout, je me rends compte que les lecteurs assidus de ce blogue aiment suffisamment le vin pour faire les démarches nécessaires pour trouver celui qui les tentera. Si le passionné de voitures réussira à trouver ce petit roadster antique hyper rare dont il rêve depuis toujours, les fous du vin feront bien les démarches pour arriver à leurs fins.

Et puis, comme ça, ça me permettra parfois de vous parler de bouteilles qui ont une histoire, comme le madiran qui arrivera plus bas.

Mais commençons par une délicieuse curiosité.

Gilles Bonnefoy , roussanne sur volcan, IGP pays d’Urfé 2012 (disponible chez Vinéalis, en caisses de 6 bouteilles. Environ 25$.)

Cépage : roussanne

Sommes nous en Loire? Dans le Beaujolais? Ou dans les Côtes-du-Rhône? J’avoue moi même avoir une connaissance quasi nulle des vins produits dans cette région située au centre d’un triangle formé par les villes de Lyon, Clermont-Ferrand et Mâcon. Même si on semble plus proche des appellations du Rhône nord, officiellement, on est dans les vins de la Loire, qui prend sa source un peu plus au sud dans le Massif central. Comme le nom de ce vin l’indique, la région est formée de plusieurs anciens volcans, ce qui lui donne un sol tout à fait particulier. Côté cépages, on cultive à peu près tout ce qui se trouve dans les régions viticoles voisines, du pinot noir au gamay, en passant par l’aligoté, le chardonnay, et dans ce cas-ci, la roussane. Sur sa pente volcanique cette roussanne s’exprime tout en délicatesse, avec un nez floral, de poire et de pêche blanche. La bouche s’inscrit dans le même registre, avec des petits fruits bancs tendres, une légère touche de salinité, et une belle envergure. C’est à la fois riche et tendu, parfaitement équilibré, et charmeur. Un vin facile à aimer, sur les sushis, la cuisine thaï ou un tartare de saumon.

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Wolfberger, W3, Alsace 2013, Code SAQ :  12284792, 17,65$

Cépages : riesling, muscat, pinot gris

Bouteille soumise à mon jugement par son importateur. Grosse maison alsacienne, nouvelle cuvée disponible dans presque toutes les SAQ de la province. Le nom, W3, rappelle le nom de la maison et le fait qu’il s’agit d’un assemblage de trois cépages. Le nez est floral et mielleux. On y détecte des notes de pomme cuite. En bouche toutefois, on ne perçoit pas trop de sucre. Belle tension, ça goûte la compote de pomme et le zeste de citron, avec une belle touche d’acidité qui équilibre le tout en finale. Beau vin, bon prix.

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L’Argentier, Vieilles Vignes, Côteaux-du-Languedoc 2011, Code SAQ :  11587927,21,30$

Cépage : carignan

Il y a trop peu de cuvées 100% carignan en SAQ. Parmi les quelques unes, l’Argentier est une de mes préférées. Un nez animal, de forêt humide après la pluie, un peu terreux, de fruit noir et de réglisse. La bouche, quoi qu’elle m’a paru un brin plus lourde et chaude que dans les millésimes précédents, reste très typiquement carignan. C’est rustique, épicé, aux tanins de moyenne intensité, et minéral. Avec des notes de prune cuite. Pour accompagner un agneau braisé aux herbes!

Château Cambon, Beaujolais 2012 (disponible chez Rézin, en caisses de 12 bouteilles. Environ 20$)

Cépage : gamay

Ça n’est pas écrit trop foncé sur la bouteille, le domaine ne possède pas de site Web, mais Cambon, c’est un projet commun de feu Marcel Lapierre, du domaine éponyme, et Jean-Claude Chanudet du domaine Chamonard. Deux monstres sacrés du morgon nature qui fait glou glou. Sans tambour ni trompette, ils produisent dans cette appellation Beaujolais plus modeste que la grande Morgon des vins qui n’en sont pas moins bons. Le bouquet est floral, avec des notes de framboises sauvages. La bouche, c’est du fruit, du fruit, et encore du fruit, tendre, acidulé, frais. Délicatement épicé. Les tanins sont presque inexistants. On voudrait en boire, encore et encore. Il n’est pas toujours disponible chez Rézin. Et quand un arrivage se pointe, tout part rapidement. Si vous en voulez (et à moins de 20$ la quille, croyez moi vous en voulez…) contactez l’agence. On vous fera signe quand ça arrivera.

Jean-Paul Daumen, Côte-du-Rhône 2012, code SAQ :  11509857, 20,80$

Cépages : grenache (60%), syrah (30%), mourvèdre

Sous son nom, Daumen, vigneron derrière les vins du Domaine de la vieille Julienne, commercialise les vins issus de sa petite structure de négoce. Des vins qu’il veut faciles d’approche, gourmands, simples et pourtant pleins de caractère. C’est ce qu’offre ce Côte-du-Rhône, avec son nez animal rappelant la besace du chasseur heureux de ramener quelques perdrix ou canards pour le souper. S’y ajoutent des notes de cerise dans l’alcool et des herbes de Provence. La bouche riche, mais toute en fraicheur, avec des saveurs de réglisse, un fruit noir relevés de thym, d’origan, et des tanins souples. C’est une jolie prise.

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Château Lafitte-Teston, vieilles vignes, Madiran 2003 (2010 présentement en SAQ), Code SAQ :  00747816, 24,25 $

Cépage : tannat

Ce n’est pas un vin grandiose, surtout pas cher, ni un vin à la mode. Mais c’est un de ceux qui a passé le plus de temps dans ma cave. Il y a une dizaine d’années, mon goût pour le vin se développait. Plus vite que mes moyens financiers, hélas. L’illustre Michel Phaneuf dans son guide annuel considérait ce vin parmi les meilleurs achats pour ceux désirant se constituer une petite cave sans se ruiner. Je l’ai écouté et en ai mis quelques quilles à l’ombre. Elles ont été rejointes depuis par des centaines d’autres quilles. Les madirans jeunes sont parfois austères, très tanniques, et peu invitants. Dix ans plus tard, c’est une toute autre histoire. Celui-ci n’avait pas pris une ride et aurait pu vivre encore longtemps. Les tannins se sont civilisés, et le fruit, noir et épicé, s’est affirmé. Il affichait une belle fraicheur, une pointe d’acidité en finale, une certaine minéralité et m’a procuré beaucoup de plaisir. Un style classique, parfaitement équilibré. Une personnalité peut-être un peu trop conformiste pour mes goûts d’aujourd’hui. Mais un très bon vin qui prouve n’y a pas que des grands crus hors de prix qui méritent qu’on les attendent. Aujourd’hui, c’est le 2010 qu’on trouve en SAQ. Pour accompagner, pourquoi pas, un bon plat du Sud-ouest, poulet basquaise, axoa, etc…

 

 

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