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Plusieurs fleurs. Et un pot.

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Je sais. Je ne vous gâte pas ces temps-ci. La saison de ski qui se termine, l’été qui arrive, et les enfants qui grandissent devraient faire en sorte que j’aurai un peu plus de temps pour vous gâter dans les mois à venir, du moins je l’espère!

Et avant de passer au vins, je vous encourage à vous lancer à l’assaut de vos succursales Sélection ces jours-ci pour deux raison. Le dernier arrivage Cellier du 15 mai est probablement un de ceux ayant apporté le plus important lot de vin originaux, de petits vignerons mythiques, travaillant près de la nature, des cuvées que l’on n’est pas habitués de voir en cette très (trop) conformiste SAQ. Une offre rafraichissante, surtout que le monopole offre ce weekend un rabais de 15% à l’achat de six bouteilles. C’est l’occasion de vous procurer du Henri Milan 2003, du Morgon de Foillard, du Cassis du cols Sainte-Magdeleine ou des rosés gourmands de Bandol. 

Je ne vous saoule pas plus longtemps avec mes mots, passons plutôt aux flacons. D’abord avec quelques blancs renversants, et une énorme déception.

nova7

 

Benjamin Bridge, Nova 7, Gaspereau Valley (Nouvelle-Écosse) 2012, Code SAQ :  12133986, 26 $

Cépage : muscat

Oui, vous avez bien lu. Nous sommes en Nouvelle-Écosse. Dans la vallée de Gaspereau, au nord de la péninsule, près de la baie de Fundy, ce domaine produit des vins, surtout effervescents, d’une richesse à laisser pantois les buveurs de bulles les plus aguerris. Notamment cette petite cuvée qui se veut au clin d’œil au Moscato d’Asti du Piémont italien. Frais, fruité, simple, légèrement pétillant, peu alcoolisé et si plaisant qu’on pourrait en boire toute la journée. J’ai mystifié tout la tablée lorsque j’ai servi ce liquide à l’intrigante robe de couleur pelure d’oignon sur un foie gras aux prunes. Le nez rappelle la pomme légèrement cuite et les fleurs. En bouche, c’est du pamplemousse rose, écorce d’orange, un petit côté mielleux. C’est croquant et frais. Moins sucré que le Moscato d’Asti classique, et c’est tant mieux. Une petite bombe. Pour l’apéro, se désaltérer, le foie gras, des desserts aux fruits. Il n’y en a pas tant que ça en succursales, et quelques quilles sont disponibles en achat via le site Web. Si vous en avez près de chez vous, sautez dessus.

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René Favre et fils, Petite Arvine 2012, 28$, en caisse de 12 en importation privée chez Les Vieux Garçons 

Cépage : petite arvine

Un de mes plus grands coups de cœur en blanc ces derniers temps. Un vin issu d’un pays dont on connaît peu les vins, la Suisse, et plus précisément la région du Valais. Cette petite arvine est exubérante nez, avec ses arômes floraux puissants et ses effluves de fruits tropicaux. En bouche, c’est le fruit de la passion qui explose. Un fruit frais, un brin épicé, minéral, croquant, délicieux. C’est à la fois riche et d’une grande pureté. Il n’y en a pas actuellement chez l’importateur, ça devrait arriver vers la fin de l’été. Envoyez un petit courriel aux Vieux-Garçons pour en réserver lors de cet arrivage. Ça vaut la peine. S’il le faut, regroupez vous entre deux ou trois amis pour acheter votre caisse.

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Domaine Mercouri, Foloi, Péloponnèse 2012, Code SAQ :  12131471, 17,85$

Cépages : roditis (90%), viognier

Un des plus anciens domaines grecs, situé en bordure de la mer ionienne. On y produit ce fringant petit blanc issu d’un cépage qui est pourtant teinté de rouge, le roditis. Le nez est floral, avec des notes de melon miel. La bouche est tendre et fraiche, on y goute le citron meyer, la pêche blanche, mais aussi une touche herbacée, basilic, menthe, fenouil. Avec une pointe saline en finale. Beaucoup de plaisir dans la bouteille pour le prix, surtout avec l’été qui s’amorce, la saison du crabe et du homard qui bat son plein.

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The Dreaming Tree, Everyday, Code SAQ :  12270913, 17,95$

Cépages : riesling (39%), gewürtztraminer (37%), viognier (14%), albariño (10%)

Une de mes plus grandes déceptions du moment. Malgré la démarche apparemment très mercantile de ce grand domaine, j’avais un peu foi dans le produit parce qu’un de ses auteurs est le rocker Dave Matthews. Retour en arrière. Je vous avais parlé  d’une dégustation des vins du premier domaine du musicien dans sa Virginie natale, Blenheim. Des vins que l’on ne trouve hélas pas ici. Petit domaine, vins simples, mais vibrants et pleins de caractère. Quant à cet étourdissant assemblage californien, je l’ai à l’inverse trouvé ringard, lourd, sans harmonie. C’est plein de fruit mur, mangue, pêche, papaye. Mais c’est sucré, sans fraîcheur, sans acidité et sans équilibre. Pour les amateurs de punch au fruit qui désirent passer au vin. Et beaucoup trop cher pour le prix, imaginez, c’est un brin plus cher que le délicieux Mercouri qui précède. Désolé Dave.

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J.C. Garnier, «les Dreuillées», vin de France 2006, 35,88 $, en caisses de six en importation privée chez Vin libre (le site Web est encore en construction, mais vous y trouverez les coordonnées de l’agence)

Cépage : chenin

Une découverte récente, et toute une ! Un très élégant chenin, déjà doté d’une bonne maturité. Un nez rappelant la cire d’abeille et les fines herbes. Une matière immense qui nous tapisse la bouche et qui persiste pendant plusieurs minutes après qu’on ait avalé notre gorgée. Matière riche certes, mais c’est aussi tendu, minéral, et doté d’une bonne acidité. Donc tout s’équilibre. On y trouve du miel, de l’ananas confit, du tilleul, de la menthe, des noisettes. Le tout sans la moindre sensation de sucrosité. Un régal, à déguster sur des fromages relevés, ou une truite aux herbes, noisettes et vin. Ne vous laissez pas intimider par les démarches qu’il vous faudra faire pour vous le procurer, foncez. Ça en vaut la peine.

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Domaine Henri Naudin Ferrand, Bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits 2011, Code SAQ :  11668698, 27,65$

Cépage : pinot noir

On est ici en plein dans mes cordes. La quintessence du bourgogne classique, au fruit pur délicat et gourmand. Le bourgogne que l’on peut boire avec presque tout, des charcuteries aux poissons grillés. Un Haute-Côte-de-Nuit à la robe rouge très clair, presque translucide. Un nez on ne peut plus pinot noir, avec des notes de sous-bois, de paille et de petits fruits rouges acidulés. Bouche tout en douceur, avec de la fraicheur, des épices douces, une pointe d’acidité, et des tanins soyeux. Un petit boisé raffiné en finale. On en boit, on en boit, encore et encore. Sans trop de modération.

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Domaine Tetramythos, Péloponnèse 2012, Code SAQ :  11885457 , 16,10$

Cépage : kalavryta

Rien de compliqué ici. Un petit rouge rustique, gourmand, vif, issu d’un cépage autochtone rare. Au départ, le nez m’a paru un peu chaud et alcooleux, mais ça s’est estompé à l’aération. On est sur les cerises rouges, les épices, le thym et le laurier. La bouche poursuit sur cette lignée, avec des tanins de moyenne intensité. J’aurais aimé un peu plus de fraicheur. Mais c’est une curiosité qui nous donne l’impression de boire un petit morceau de cette terre mythique. C’est un vin à peu près nature, très peu souffré. Un petit reste de gaz carbonique peut agacer à l’ouverture. Je vous conseille de le  carafer une petite heure avant de le boire, sur des côtes d’agneau grillées.

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