Flux RSS

Arrivage «en première», place à l’Espagne

J’ai eu le plaisir de me prêter au jeu de mon bon ami Frédéric Fortin du blogue Cellier et de déguster sous forme d’une petite compétition de dégustation à l’aveugle les vins de l’arrivage «en première» de la SAQ du 12 juillet. Il s’agit de vins qui se retrouvent pour la première fois sur les tablettes du monopole d’État. Un arrivage majoritairement espagnol parmi lequel figurent quelques sacrées trouvailles! Et aussi une déception démesurément chère.

Dans la capsule, nous vous présentons trois de ces 10 vins. Je vous présente ici la gamme presque complète.

Les blancs

Domaine Guffens-Heynen , Blanc bien entendu, Grande Trilogie 2008, vin de pays du Vaucluse, Code SAQ : 11679320, 22,25$

Cépages : chardonnay, roussane, viognier

Le coup de cœur de Fred. Un vin produit par ce Belge en vin de pays, ce qui lui évite de devoir se conformer au cahier des charges strict des appellations d’origine et d’y aller d’assemblages un peu hors norme. Ici, Bourgogne et Rhône se rencontrent. Un nez sur les ananas, le beurre, les fleurs et les fines herbes. La bouche est ronde, ample, marquée par les fruits blancs exotiques, une agréable salinité, une pointe d’acidité, subtile tout de même, qui équilibre le tout. Un beau blanc de gastronomie, pour des plats de poissons en crème ou des viandes blanches.

Note : 8/10

R. Lopez de Heredia Vina Tondonia, Vina Gravonia, Rioja 2002, Code SAQ : 11667927, 26,25 $

Cépage : viura

C’eut été mon coup de cœur parmi les blancs. La maison fondée par Don Rafael López de Heredia y Landeta est mythique dans la Rioja. Ses vins détonnent du stéréotype des vins de cette appellation. Étonnant pour une maison de si grande envergure, avec ses 170 hectares ! On aime y commercialiser des vins ayant déjà été bonifiés par un long passage en barrique et bouteille. Ce viura a passé quatre ans en barriques, plus deux en bouteille, avant sa mise en marché. Il sent les feuilles séchées d’automne, le caramel brûlé, et présente un léger côté oxydé qui me plaît beaucoup. Oxydation légèrement perceptible en bouche, signe de son âge. On n’est pas habitué à voir vieillir ce cépage. Il y persiste une belle fraîcheur, une intense minéralité, une pointe de pelure de poire. À essayer, pour tous les amateurs, ou curieux, désireux de déguster pour pas trop cher un grand vin ayant traversé les années avec élégance. Pour des plats de poissons et fruits de mer aigre doux, bien épicés, et les fromages relevés.

Note : 8,5/10

Domaine St-Nicolas, Les Clous, Fiefs Vendéens 2010, Code SAQ : 11688787, 19,50$

Cépages : chenin (45%) chardonnay (45%) groslot gris (10%)

Un nez exubérant, floral et sur les fruits exotiques, papaye, ananas et pêche blanche. La bouche est plus pimpante heureusement, présentant plus d’acidité et plus de fraîcheur que ce que le nez annonce. Pêche blanche et poire cuite. Moins déroutant que les deux précédents, mais très bon aussi. Producteur travaillant en biodynamie.

Note : 7,5/10

Et les rouges

Bodegas Baigorri, Reserva, Rioja 2005, Code SAQ : 11668233, 28,85$

Cépage : tempranillo

Ce rioja m’a paru bien fait, de facture moderne, mais manquant un brin de personnalité. Le nez est sur la figue et le cacao, ce qui est fort agréable, mais il affichait aussi des notes de feuillage et de foin mouillé un peu moins plaisantes. La bouche est massive, sur les fruits noirs, le marc de café, un brin mentholé. On manque un peu de finesse, selon mes goûts. Mais les amateurs de vins costauds, tanniques, l’apprécieront avec un gros steak bien saignant !

Note : 7/10

R. Lopez de Heredia Vina Tondonia,  Reserva Rioja 2001, Code SAQ : 11667901, 44$

Cépages : tempranillo (75%) garnacho (15%), graciano et mazuelo (10%)

Mon coup de cœur vient de cette maison, en rouge comme en blanc. Un nez de prune cuite, de tabac et de pétale de rose séchée. Un petit côté réduit aussi, signe de l’âge que nous a laissé présager sa couleur légèrement orangée. Pas de trace de vieillesse en bouche toutefois, qui est fraîche et présente une acidité bien perceptible. Pas le plus fruité. On notera plus sa minéralité, son côté épicé, son petit côté croûte de crème brûlée, de réglisse. Et ses tanins soyeux. Belle longueur. Comme pour le blanc, pour les curieux qui veulent expérimenter un grand vin déjà âgé sans avoir à patienter des années pour une bouteille cachée au fond de la cave. À déguster sur des viandes rouges délicates.

Note : 8,5/10

Bodegas Estefania, Tilenus Roble, Bierzo 2007, Code SAQ : 11664152, 21,20$

Cépage : mencia

Ce bierzo représente ce qu’est selon moi le cépage mencia à son meilleur. Parfumé, sur la cerise et la prune un brin acidulées, le café, tout en finesse et en retenue. La bouche nous offre le même fruit, plus le cassis, le poivre rose. Tout en fraîcheur et gouleyant à souhait, ce vin est charmeur sans sombrer dans le racoleur. Un passe-partout pour vos bbq estivaux.

Note : 8,5/10

Bodegas Mano a Mano, Bula, Montsant 2009, Code SAQ : 11666852, 19$

Cépages : carignan, grenache, syrah

Une maison qui m’est inconnue. Un nez légèrement herbacé, sur le chocolat noir et la figue. La bouche est épicée, cardamome, réglisse. Un peu de cassonade aussi. Un peu court et l’alcool est un peu trop perceptible à mon goût.

Note : 7/10

Celler Dosterras, Vespres, Montsant 2009, Code SAQ : 11667361, 24,05$

Cépages : grenache, carignant, tempranillo

Cet autre Montsant m’a beaucoup plus plu que le précédent. Son nez de toréfaction, d’olives noires et de cassis, est délicat. La bouche est tout de même charnue. Profusion de fruits noirs bien murs, de réglisse. Les tanins sont soyeux, et une pointe d’acidité marque la finale. Un beau montsant équilibré. Belle découverte ! Lui aussi se prédestine aux grillades de viandes rouges bien relevées.

Note : 8/10

Château Mas Neuf, Armonio, vin de Pays d’Oc 2007, Code SAQ : 11679346, 47 $

Cépages : grenache, cabernet sauvignon, merlot

Vin le plus dispendieux de cet arrivage, il fut aussi ma plus grande déception. Seul représentant de la France parmi cinq espagnols, il n’a pas fait le poids selon moi. Ou plutôt, au contraire, son poids trop élevé l’a-t-il disqualifié. En humant le contenu du verre issu d’un assemblage peu orthodoxe, j’ai lancé à Fred qu’il ne contenait pas que du vin, mais aussi un steak saignant et un dessert de pouding au bleuets et du chocolat blanc bien sucré, tant les odeurs qui en émanaient me paraissaient lourdes. Confirmé par la dégustation. La bouche est une bombe d’alcool (15,5% alc./vol. ! Ouch !). Le fruit est confit. Le vin est lourd, et manque de fraîcheur. La contre-étiquette de cette bouteille indique que ce vin va «au delà de l’équilibre». Ce qui est vrai, puisqu’il n’est pas équilibré du tout. Il plaira à une certaine clientèle qui aime ce genre de colosse hyper confituré, et qui déteste les vins trop secs ou acides. À la limite, je l’essaierais sur des desserts chocolatés, un peu comme un vin doux du Roussillon. Mais à ce prix, on peut trouver nettement mieux. Dommage, car la maison nous habitue à du bon.

Note : 6/10

Publicités

Une réponse "

  1. Elle m’a bien fait sourire cette petite capsule! 🙂 🙂 🙂 🙂 J’aime !

    Merci pour les suggestions, je suis tentée d’essayer le Domaine Guffens-Heynen !

    Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :