Flux RSS

Quatre fortes personnalités (du moins l’espérions nous!)

Publié le

Nous vous présentons cette semaine quatre vins qui chacun à leur manière sont empreints d’une très forte typicité régionale, et que nous souhaitions aussi afficher la forte personnalité à laquelle on s’attend de vins aussi uniques.

D’abord deux blancs espagnols issus de cépages que l’on ne trouve à peu près que dans les régions d’où ils proviennent, à plus forte raison la maturana, à la présence microscopique dans la Rioja. Puis le nero d’avola, grand seigneur de la sicile, et finalement un Sauternes. Dans le cas de ce dernier, ce n’est pas tant ses cépages, sémillon et sauvignon blanc, plutôt répandus, qui en font un vin très typé. Mais plutôt cet inimitable caractère doucereux né de raisins attaqués par le botrytis, ou pourriture noble.

Voyons voir donc si ces vins sont de bons défenseurs de leur patelin!

Ijalba, Maturana Blanca, Rioja 2010, Code SAQ : 11383596, 22,15$

Cépage : maturana blanca

Si on tentait de situer la zone de production de maturana sur la carte de l’immense vignoble de la Rioja, il faudrait un microscope pour la voir. Pourtant, il s’agit d’un des plus vieux cépages de la région. Ijalba, un domaine fort dynamique dans ses efforts de promotion des cépages autochtones de la  Rioja, nous présente donc cette cuvée singulière issue d’un cépage dont nous l’avouons, nous n’avions jamais entendu parler.

Le nez ne ressemble à rien que nous connaissons. Un parfum de petites fraises des champs à peine mures, mais aussi un côté beurré et gras. Un peu de fleur blanche au parfum capiteux aussi.

En bouche, on détecte comme fruit un petit côté rhubarbe. Le gras pressenti au nez n’y est pas. On est sur l’acidité, la minéralité, la tension. Un vin pour les huitres, étonnamment !

Un peu cher à notre goût, mais un bon achat tout de même pour découvrir ce cépage rare.

Note : 7,5/10

Lurton, Hermanos, Rueda 2011, Code SAQ : 00727198, 15,45 $

Cépage : verdejo

Ce vin vendu à prix d’aubaine est devenu un classique en SAQ. Issu d’une des innombrables propriétés du Bordelais François Lurton, présent dans cinq pays (France, Portugal, Espagne, Chili, Argentine) en appellation Rueda, ce vin blanc nerveux et frais est tout désigné pour la terrasse et les apéros entre amis.

Le nez est très exubérant. On y sent le pamplemousse, les mandarines dans le sirop, les fleurs blanches, et il annonce une belle minéralité.

Heureusement en bouche, une belle acidité et une certaine salinité équilibrent l’ensemble qui, vu le nez, aurait pu se montrer un peu lourd. On est ici sur des agrumes bien acidulés, de la minéralité. Simple, frais, agréable. Pour l’apéro ou un plateau de fruits de mer froids.

Note : 8/10

 

Marchesi Mazzei, Zisola, Sicilia i.g.t. 2009, Code SAQ : 10542225, 24,20$

Cépage : nero d’avola

Le nero d’avola est le cépage roi de la Sicile. Il est hélas produit en grand volume et un peu à toutes les sauces dans bien des cas. Résultat, des vins de qualité hétérogène, au fruit souvent surmuri, trop boisés, trop lourds, racoleurs et manquant de finesse. Mais quand il est bien réussi, il peut donner d’excellents vins. Les Mazzei sont issus d’une grande et noble famille vinicole de Toscane. Ils ont récemment acquis une parcelle dans l’île, où ils cultivent le nero d’avola en bosquet. C’est à dire que les vignes ne sont ni taillées ni alignées à la perfection comme ce que l’on voit dans la majorité des vignobles. Un mode de production qui a notamment pour avantage de protéger les raisins des assauts du soleil torride, car ils sont cachés dans le feuillage.

Au nez, le Zisola présente des odeurs de fruits noirs, de menthol, de réglisse rouge et d’épices.

La bouche est sur le fruit bien mur et bien joufflu. Une multitude d’épices marquent tour à tour leur présence. Les tanins sont bien fermes et la finale est un brin asséchante. Les amateurs de bombes fruitées et tanniques adoreront. Mais pour les amateurs de délicatesse, on repassera! Néanmoins un très bon vin qui ne fait pas dans la vulgarité. Pour la viande rouge bien relevée!

Note : 7/10

Château Bastor-Lamontagne, Sauternes 2007, Code SAQ : 11131410, 23,40$ (bouteille de 375 ml)

Cépages : sémillon (80%), sauvignon blanc (17%), muscadelle (3%)

Le plus grand défaut, en général, des vins de Sauternes, c’est qu’ils sont souvent inabordables. Dans cette appellation bordelaise, tout comme la voisine à qui elle fait injustement ombrage, Barsac, on produit des vins doux issus de raisins botrytisés et donc gorgés d’arômes et de sucre. Son prestige, mais surtout les coûts de production élevés qu’il engendre, fait que le Sauternes est cher. Les raisins sont concentrés mais peu juteux. Il en faut donc une quantité phénoménale pour produire le vin. Puis la vendange s’effectue souvent en plusieurs étapes. À chacune les vendangeurs cueillent individuellement les baies prêtes, plutôt que des grappes.

Le Château Bastor-Lamontagne est un des plus abordables sur le marché, et en demi-bouteille, il permet à presque tous les amateurs d’un jour tremper leurs lèvres dans ce doucereux nectar.

Le nez est sur les amandes grillées, les abricots, la pâte de coing et la crème pâtissière.

La bouche est équilibrée grâce à une vivifiante acidité. Le fruit est moins présent en bouche, mais le miel apparaît, ainsi qu’un peu de caramel. Belle longueur. Pour les foie gras, les desserts à base de fruits blancs, et même pourquoi pas un poulet grillé?

Notez que divers formats et millésimes sont disponibles en SAQ.

Note : 8/10

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :