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Vins de soleil pour une semaine grisonnante

Par Valérie Dufour et David Santerre

Rapidement, question de ne pas vous assommer avec un long texte théorique nous passons tout de suite aux choses sérieuses, avec nos impressions sur trois vins issus de régions chaudes et ensoleillées de France et d’Italie, récemment dégustés et choisis à peu près au hasard sur les tablettes de notre monopole d’État.

Prieuré Saint-Jean-de-Bébian, La Chapelle de Bébian, Coteaux du Languedoc 2010, Code SAQ : 10895557, 25,45$

Cépages : grenache blanc, roussanne, clairette du Languedoc

Ce blanc du très beau domaine du Prieuré Saint-Jean-de-Bébian s’annonce au nez suave, avec ses parfums de pêches blanches, de melon miel et de fleurs tropicales, accompagnées de notes fumées. En bouche, il est opulent. Presque trop. Il est gras, rond, très minéral, un brin salin. Mais on aurait aimé un fruit plus exubérant et plus de fraîcheur, malgré une très subtile touche d’acidité en finale. Sa lourdeur alcoolique s’est faite un peu trop sentir à notre goût. Par contre, goûté à nouveau 24 heures après ouverture, il semblait avoir gagné en équilibre. Un très bon vin pour les amateurs de blancs charnus. Pour accompagner des viandes blanches ou poissons bien goûteux en sauce montée à la crème. À carafer par contre ! Notez qu’il n’est pas disponible dans tout le réseau, étant disponible surtout dans le Grand-Montréal, à l’exception de Québec et quelques villes comme Port-Cartier, Sherbrooke ou Jonquière ! Pour les autres, il y en a quelques flacons disponibles via le site Web de la SAQ.

Note : 7/10

Domaine Cosse Maisonneuve, La Fage, Cahors 2008, Code SAQ : 10783491, 23,45$

Cépage : malbec

Ce Cahors prometteur, produit par une jeune paire de vignerons adeptes de l’agriculture biodynamique, est super agréable au nez. Il sent bon la cerise noire dans l’alcool, la mure, le bleuet, les épices et… la bête à poil, comme nous aimons appeler ce parfum animal, de gibier frais, et que l’on retrouve dans certains vins. Nous avons retracé ces parfums en bouche, mais nous avons trouvé les tanins un peu durs, et l’acidité très marquée. Ce qui n’est pas inhabituel à Cahors. Les fruits noirs acidulés et la fraîcheur sont tout de même au rendez-vous, le vin est sans lourdeur et droit. Un autre vin à carafer. Pour amateurs de rouges robustes. C’est aussi un vin de gastronomie, qui se mariera bien à l’agneau et aux gibiers relevés.

Note : 7/10

Tenuta Monteti, Caburnio, Maremma Toscana i.g.t 2008, Code SAQ : 11305580, 19,55$

Cépages : cabernet sauvignon, alicante bouschet, merlot

La surprise de cette dégustation, elle est venue de ce petit italien issu d’une jeune région productrice de Toscane, où les cépages bordelais dominent souvent les assemblages. Ce qui ne fait pas exception ici. La petite propriété de 25 hectares appartient à Paolo Baratta, ancien ministre italien de l’Environnement et des Travaux Publics, qui pratique une agriculture respectueuse de l’environnement et des vinifications sans abus de souffre.

Les nez est typiquement cabernet, avec son côté poivron rouge grillé très épicé. On y sent aussi la prune, l’olive et la torréfaction.

On retrouve certains de ces parfums en bouche, qui est en plus marqué par une bonne dose de poivre qui donne du punch à la finale. Un beau vin frais, aux tanins souples, facile à boire à toutes les sauces. Bon rapport qualité-prix.

Note : 8,5/10

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