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Rhône, encore le Rhône

Il y a longtemps qu’on ne vous a pas lancé quelques suggestions de vins, comme ça, issus de nos dégustations collectives!

Et mes pauvres vous, nous ne faisons pas dans l’originalité, mais allons plutôt dans les valeurs sures et une région que toute la Bande affectionne et dont elle vous parle souvent,  le Rhône! Et tous à 20 $ ou moins!

Il faut dire qu’avec leur puissance toute en élégance, leur côté épicé et charmeur, ces vins ont un petit quelque chose de réconfortant, en cette saison frisquette, mouilleuse et grisonnante. Et qui plus est, ils se marient souvent à notre cuisine de saison, gibiers et mijotés automnaux.

Nous vous parlerons aussi d’un aimable petit blanc parfait pour l’apéro.

Et avant de passer aux suggestions, un petit mot pour vous dire que je reviens d’une chouette virée vineuse dont je vous parlerai en quelques textes dans les semaines à venir, au Chili. Pays où je me suis rendu l’esprit le plus ouvert possible, en tentant de mettre de côté mes préjugés sur les vins de ce pays, que j’ai souvent trouvés trop lourdauds, trop confits, trop alcooleux, trop peu raffinés, et souvent vendus trop jeunes. Bien sur, quelques exceptions confirment toujours la règle. Vous verrez néanmoins si une semaine à râtisser le vignoble chilien aura changé quelque chose à cet état de fait.

Allez, à vos verres!

Vous avez bien dit viura?

Issu d’un cépage méconnu et totalement éclipsé par le roi de l’appellation, le tempranillo, le viura est un cépage blanc typique de la Rioja. On le trouve très peu hors de cette grande région viticole du nord-est de l’Espagne.

Vina Ijalba est une assez grosse «bodega» pratiquant des méthodes agriculturales saines et ne cultivant que des cépages locaux de la Rioja. Tempranillo, graciano et viura.

Le Genoli est donc un petit blanc issu de viura, simple mais absolument aimable et charmeur.

Le nez est de fleurs blanches et de pêche un brin sûrette. La bouche est plus tendue et minérale que le nez nous l’a laissé présager. Un peu verte certes, note Jean-Philippe, avec des saveurs de litchi, à mon avis, et une agréable salinité en finale. Pas complexe, mais rafraîchissant. Un très bel apéro à prix d’aubaine, et je serais même curieux de l’essayer sur certaines huitres parmi les plus charnues et fruitées comme la North Point.

Vina Ijalba, Genoli, Rioja 2010, Code SAQ : 00883033, 13 $

Cépage : viura

Note : 7/10

Descente du Rhône, du nord au sud

Entamons notre excursion sur le Rhône en suivant le paresseux courant du grand fleuve, en commençant par le nord et un vigneron que nous adorons, François Villard, et sa plus petite cuvée, lui qui produit des vins parmi les appellations les plus prestigieuses de cette région, Côte-Rôtie, Condrieu, Saint-Joseph… L’Appel des sereines et un vin de pays des Collines Rhodaniennes, donc hors des grandes appellations. Une cuvée toute en syrah.

Le nez est de fruits noirs acidulés. J’y sens le poivre et la violette. Jean-Philippe y décèle une petite amertume, et du poivron rouge grillé.

La bouche est sur le cassis et la mure, une petite pointe mentholée mais c’est surtout le poivre qui explose en milieu de bouche pour donner un effet de grande fraîcheur très agréable. Un très beau vin, gouleyant, à boire sans soif et sans (trop de) moderation. Sur des saucissons et autres charcuteries bien relevées.

François Villard, L’appel des Sereines, vin de pays des Collines Rhodaniennes 2009, Code SAQ : 11553891, 20,50 $

Cépage : syrah

Note : 8/10

Encore Villard…et cie !

Dirigeons nous ailleurs, mais pas très loin, puisque François Villard est toujours dans le décor. Les Vins de Vienne, c’est le fruit de l’association de trois des plus talentueux êtres de cette belle région. Villard, Pierre Gaillard et Yves Cuilleron. Vienne, c’est la ville du Côte-Rôtie.

«Les Cranilles» est issu de parcelles dispersées dans la gigantesque appellation Côte du Rhône, et des cépages grenache, syrah et mourvèdre.

Le nez est plus chargé et plus mur que le précédent. Il faut dire qu’ici, le grenache, ses épices et son fruit gourmand, signale sa présence. Des parfums d’olives noires et de terre mouillée couronnent le tout. La bouche est toute en rondeur, charmeuse mais élégante à la fois. Du fruit noir bien mur, des épices, poivre, thym, romarin. Un vin gourmand, complexe, équilibré, aux tanins soyeux. Prix plus que correct. Pour accompagner cerf ou caribou nappés d’une sauce aux fruits noirs.

Les Vins de Vienne, Les Cranilles, Côte du Rhône 2010, Code SAQ : 00722991, 18,05 $

Cépages : grenache (60%), syrah (30%), mourvèdre (10 %)

Note : 8/10

Nature, vraiment ?

Question de dissiper toute ambiguïté, malgré son nom, le Côte du Rhône Perrin Nature n’est pas un vin nature. Le terme réfère au fait qu’il est issu de raisins certifiés bios. Le Château de Beaucastel, en Châteauneuf-du-Pape, propriété de la famille Perrin, est d’ailleurs un des premiers grands domaines de sa région à s’être converti à ce type d’agriculture. Mais par nature, on entend vin bio certes, mais surtout vinifié sans adjonction de souffre, de levures, sans collage ni filtrage. Pas le cas ici.

Ce qui n’empêche pas ce vin d’être un fichu bon achat.

Du verre se dégagent des parfums de confiture de bleuets et d’épices. La bouche est puissante et racée. Plus épicée et tendue que les deux précédents. Si le fruit était confit au nez, en bouche, il se montre plus acidulé. Les tanins sont plus structurés, tout en n’enlevant aucune élégance au vin. Un beau jus à boire sur une viande bien relevée et légèrement grasse.

Perrin, Nature, Côte du Rhône 2010, Code SAQ : 00918821, 19,30 $

Cépages: grenache, syrah

Note 8/10

Tout au sud

Rapidement pour terminer, un vin dont il ne reste que quelques bouteilles en SAQ, mais dont il faut surveiller le prochain arrivage, car il en vaut le coup !

Du Mas Carlot, en Costière de Nîmes, une des appellations les plus méridionales du Rhône, la cuvée Les enfants terribles est un assemblage de syrah et mourvèdre à parts égales. Un nez puissant de cuir, voir animal, de poivron rouge et de tapenade. La bouche affiche un beau fruit noir un peu confit, mures et bleuets, réglisse et toujours ce petit côté poivron grillé. Long, aux tanins bien présents mais souples. «Magnifique» fut le seul commentaire du très volubile Philippe ! Nous croyons qu’il pourrait passer quelques années en cave sans problème.

Mas Carlot, Les Enfants Terribles, Costières de Nîmes 2009, Code SAQ : 11095990, 19,35 $

Cépages : syrah, mourvèdre

Note : 8/10

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  1. Pingback: réZin le blogue | Dix vins réZin pour moins d’un vingt!

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