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Trois vins, trois pays, trois cépages, un point commun

Quel point commun unit ces trois vins très différents?

Puisqu’il devient de plus en plus difficile de regrouper tous les membres de la Bande des vins, qui prennent divers chemins depuis la fin de nos belles aventures à Rue Frontenac, nous avons décidé de se voir moins souvent, une fois par cinq ou six semaines autour d’un bon repas, mais de déguster plus de vins, une quinzaine par rencontre, question de se donner plusieurs sujets de chroniques d’un seul coup.

Voici donc la première tranche d’une agréable dégustation ayant pris des airs de retrouvailles sur ma terrasse. Notez que les vins que nous vous présentons aujourd’hui, même s’ils viennent de trois pays différents, et sont issus de trois cépages différents, ont un grand point commun.

Le trouverez-vous?

Un chardonnay des Alpes italiennes

Alois Lageder produit les vins italiens au style le moins italien auquel on peut s’attendre. Il faut dire que c’est dans l’Alto Adige, cette région montagneuse des Dolomites, une section des Alpes italiennes, qu’il cultive ses raisins en biodynamie, en altitude, en climat frais donc. On est là près de la frontière autrichienne, en plein cœur du Sud Tyrol, dans une région où il est souvent plus simple pour le visiteur de se faire servir en allemand ou en tyrolien qu’en italien…

Bref, Alois Lageder produit des vins de deux marques. D’abord, une marque éponyme, aux vins issus de ses propres raisins et de ceux achetés à d’autres viticulteurs. Vient ensuite Tenutae Lageder, composé des seuls raisins de la propriété familiale, et fruit de l’agriculture biodynamique.

C’est sous cette dernière étiquette qu’est produit le Gaun, un chardonnay sentant bon le pamplemousse blanc, les galets humidifiés par la marée et, selon Johanne, la levure et les céréales. «L’avoine», précise-t-elle. Aucune trace de vanille ou de bois fumé au nez. Il faut dire que les deux tiers du jus ayant donné naissance à ce vin ont fermenté en cuve d’acier inoxydable avant un élevage sur lies de quelques mois. Presque pas de bois. Une bonne chose.

La bouche est croquante et vive, un brin saline, tendue, minérale.  Le pamplemousse et le citron sont légèrement présents. Un chardonnay franc comme on les aime, qui serait à notre avis tout aussi approprié que bien des chablis pour accompagner de bonnes huitres.

Tenutae Lageder, Gaun, Alto Adige 2009, Code SAQ : 00742114, 22,85 $

Cépage: chardonnay

Note : 8/10

Splendide «petit» bourgogne

Il n’est pas aisé de trouver de bons bourgognes sous la barre des 20 $. En voilà un.

Cette cuvée Vieilles vignes 2010 de Nicolas Potel, issue d’un millésime généreux, offre un nez très classique de petits fruits rouges acidulés, «un peu poivré», note Valérie. Johanne est tombée en amour avec sans même y goûter. «J’adore ça», s’est-t-elle exclamée, les yeux renversés vers l’arrière, visiblement charmée.

«Wow, on dirait qu’on a échappé toute une poivrière dans le verre», s’écrit Philippe après en avoir savouré une première lampée. En effet, le poivre est plus présent en bouche qu’au nez. Il est encore marqué par une pointe d’acidité bien appuyée, peut-être un signe de sa jeunesse. Les petits fruits sont toujours au rendez-vous. Bref, un petit bourgogne de soif, à boire à toutes les sauces, ou à mettre en sauce pour un bœuf bourguignon, lequel bœuf sera accompagné par ce Potel, suggère Valérie.

Nicolas Potel, Vieilles vignes, Bourgogne 2010, Code SAQ : 00719104, 19,55 $

Cépage: pinot noir

Note 8/10

Un «gros bébé joufflu» du Chili

Un vin qui nous provient d’une région à la réputation en hausse dans le nord du Chili, valle de Limari.

Une syrah qui se veut distincte des éternels «shiraz» du Nouveau-monde, trop musclés, trop confits, surboisés.

Au nez, Jean-Philippe, un revenant à la Bande des vins, détecte des parfums de réglisse et de cuir. Valérie parle de noix de muscade et de barbe à papa. J’y sens du bleuet confit, de la mure. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le nez est exubérant.

C’est en bouche qu’il se gâte un peu. Le fruit est présent, presque trop. Cerise confite et sucrée. Cacao, café.

Philippe le trouve carrément «inélégant et trop lourd».

Valérie nuance : «c’est un gros bébé joufflu. Trop jeune. Mais plus on le boit, plus il est agréable», note-t-elle.

Un vin à boire en accompagnement d’une viande relevée, voir bien épicée!

Vina Tabali, Reserva, valle de Limari 2009, Code SAQ : 10960072, 18,45 $

Cépage: syrah

Note : 7/10

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